Posté le 12. août 2011 par Marc · Commenter · Catégories: En plusieurs jours, Pyrénées, Randonnées
Lever de soleil sur l'étang de Baborte

Lever de soleil sur l'étang de Baborte

Lever 5h30 et évacuation du refuge de Baborte le plus discrètement possible. Petit déjeuner à l’aube à la frontale . Nous nous mettons en route à 6h20, accompagné par la faible luminosité du jour naissant.

Contournement de l'étang

Contournement de l'étang sous le col de Broate

Nous quittons le refuge vers le Nord et passons le col de Broate (2602m) 1h plus tard. Devant nous, les pics d’Estat et de Sotlo cachent le lever du soleil . Nous descendons vers un étang que nous contournons par le Sud. Ses abords semblent un endroit de bivouac idéal, isolé mais froid (nous croisons quelques touffes d’herbes gelées). Le sentier descend en suivant quelques petits cairns vers l’étang de Sottlo (2350m) qui sert de camp de base pour beaucoup de randonneur qui partent pour les 3000 du coin. Après une petite pause nourriture et boisson, nous commençons la terrible ascension du col de Sotllo (2900m) à 8h.

Montée du col de Sotlo

Montée du col de Sotllo

Autrement dit, 600m de dénivelé en 1h30 de marche dans un amas de pierre, d’éboulis et de poussière. Cette montée raide et glissante est pénible, le poids du sac et les kilomètres des jours de marche précédent commencent à se faire sentir dans les mollets : les étirements seront de rigueur.

Le col de Sotllo est étroit et accidenté. On en redescend (100m) sur un terrain friable et glissant : on est en France! Après cette faible descente, on balconne à travers un nevé vers un col arborant un panneau « France ». En ce point, plusieurs chemins sont possibles, la descente vers le refuge du Pinet, la montée vers le pic d’Éstats et une montée intermédiaire qui amène à une crête entre le Montcalm et l’Estats (voir trace). Nous choisissons cette dernière car elle semble bien plus praticable que celle qui monte directement à l’Estat. En cette fin de matinée (11h), la quantité de randonneur est impressionnante.

Descente du col de Sotlo

Descente du col de Sotllo

On croise, jusqu’au sommet, de très nombreux marcheurs, de tous niveaux. Le sentier mène aisément jusqu’à un faux col entre le pic d’Estat (3143m) et le pic de Verdaguer (3131m) un autre 3000. Les derniers mètres de l’ascension se font avec les mains. Le pic est impressionnant, le vide de part et d’autre rassure aussi peu que le terrain méchamment ciselé. Il est 11h30 et nous sommes à 3143m, pour la première fois sur un sommet au dessus de la barre symbolique des 3000m.

Photo panoramique prise du pic d'estats

Photo panoramique prise du pic d'Estats

Après avoir profité du sommet (malgré le monde !), nous redescendons jusqu’au petit col (croisée des chemins) par le sentier directement sous l’Estats. Ce sentier est très raide et se termine dans la neige. Une pause de plus et nous attaquons courageusement la descente vers l’étang du Montcalm (2568m). Cette descente est « physique », les pieds souffrent des chocs répétés sur la pierre. Nous atteignons enfin l’étang du Montcalm au bord duquel nous avalons nos dernières nouilles chinoises en rêvant d’une douche et de mousse au chocolat.

Refuge du Pinet

Refuge du Pinet

Il reste 1300m de descente jusqu’au parking. Nous poursuivons notre parcours, qui devient plus praticable au fur et à mesure que nous approchons du refuge du Pinet (2224m), à l’ombre duquel nous nous reposons. Les 1000 derniers mètres de descente se font à moitié au soleil en suivant le GRT, très bien balisé, qui passe par l’étang Sourd (1937m). Nos pieds souffrent mais la proximité du parking nous donne des ailes, nous atteignons la voiture à 18h.

Bilan

  • Beaucoup de descente
  • Des paysages et environnements magnifiques, lunaires, des vues à couper le souffle
  • La satisfaction de l’ascension accomplie

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Posté le 12. août 2011 par Marc · 2 commentaires · Catégories: En plusieurs jours, Pyrénées, Randonnées
Départ dans la fraicheur

Départ dans la fraicheur

Après une première nuit froide (moins de 5°C) et un réveil raté de 45 minutes, nous nous réveillons à 7h pour admirer le lever du soleil sur les sommets à l’Ouest. Nous mangeons, replions la tente et partons – tard – à 8h30.

Vers le Certascan

Vers le Certascan

Le début de la randonnée consiste à monter à la Porta del cel (2210) en contournant l’étang de Romedo de Dalt par le Sud, cette petite montée d’une centaine de mètre s’effectue presque à l’ombre et ne demande que peu d’efforts. De l’autre côté, le chemin balconne vers la droite en direction de Certascan avec des passages parfois peu engageants (escarpés, ravin sur la gauche). Nous désespérons de ne croiser aucun cairn et seulement un balisage vert peu visible et sporadique. De plus, dans l’herbe, le chemin est à peine distinguable ce qui doit rendre la navigation dans le brouillard très compliquée. A posteriori, nous nous rendons compte que nous avons raté le réel chemin, qui descend en lacets un peu au Sud du col de Porta del cel (2210) et qui surplombe la route de terre vers le sud.

Arrivé sous le refuge de Certascan, nous suivons un balisage rouge qui descend à un petit barrage situé en contre-bas. A cet endroit, nous trouvons un abri similaire à celui de la veille et nous y reposons, 1h40 après notre départ du matin.

Une route de terre

Nous suivons la route de terre vers le Sud

La suite de l’itinéraire est un peu floue, nous cherchons un chemin en fond de vallée que nous avions entraperçu sur quelques cartes mais ne parvenons pas à le trouver, nous suivons donc la route de terre qui va vers le Sud en espérant pouvoir couper un peu plus loin. En se fiant aux courbes de niveaux de la carte espagnole, nous trouvons un endroit où couper vers le sud nous parait approprié. Nous descendons alors dans un coin sauvage, succession de petits plateaux verts et humides et de passages de pierres abruptes qu’il nous faut dés-escalader. De façon complètement inattendue, nous tombons sur un chemin balisé GR au niveau d’une cabane de berger. Ce « GR » semble partir de la vallée et rejoint la route de terre que nous avions quittée plus haut. La descente du « GR » se poursuit dans une forêt de pins et de bouleaux. On atteint le torrent de fin de vallée vers midi, on y fait une pause barre de céréales. Nous remontons le torrent et le traversons au pont de Boati (1465m).

Descente dans la vallée

Descente dans la vallée

Le début de la montée s’effectue dans la fraîcheur d’une forêt de fond de vallée sur un sentier large, par endroit pavé et aménagé en marche. Après quelques centaines de mètres de montée, nous traversons un pont de bois et sortons de la forêt. A ce niveau un panneau donne la direction du refuge de Baborte. Les durées annoncées sont étranges, alors qu’il nous reste plus de 800m de montée sur un très grande distance jusqu’au refuge, ce dernier est annoncé à 1h45 de notre position. Nous ne prêtons pas foi à ces informations et cherchons un endroit abrité du soleil pour notre repas, il est 13h.

Montée vers Sellente

Montée vers Sellente

Nous avons passé la matinée à descendre, l’après-midi sera synonyme de montée sous le soleil jusqu’au col de Sellente (2490m). Nous reprenons donc le chemin vers le Sud. Nous croisons deux grandes plaines d’altitudes qui semblent idéales pour le bivouac et continuons dans les lacets. Après avoir atteint une cabane de berger en ruine, le chemin disparait complètement. Mais heureusement, le terrain est assez praticable et on aperçoit assez vite un panneau au sommet d’une petite bosse dans le relief. De là, nous apercevons plus loin le col de Sellente qui semble encore bien loin.

Le refuge de Baborte

Le refuge de Baborte

Dans la chaleur de ce milieu d’après-midi, nous franchissons enfin le point le plus haut de la journée et découvrons alors un magnifique panorama sur le refuge non gardé de Baborte, situé en surplomb de l’étang de Baborte. Après un gros quart d’heure de descente jusqu’au refuge, nous pouvons enfin nous reposer.

Le refuge de Baborte est une toute petit bâtisse en tôle orange au sommet d’un rocher. Une petite entrée permet de faire la cuisine et de laisser bâtons et chaussures respirer. La pièce principale offre 7 couchettes et une table.

Nous ne serons pas seuls cette nuit là, un randonneur espagnol (en sandales !) nous rejoint et nous échangeons sur nos journées respectives, plus tard deux autres espagnoles se joindront à nous. Après s’être restauré, on règle le réveil pour 5h30 le lendemain matin et allons nous coucher, il est 20h.

Panoramique depuis le refuge de Baborte

Panoramique depuis le refuge de Baborte

Bilan

  • Une très longue journée
  • Montée l’après-midi sous le soleil
  • Le fléchage en Espagne est plutôt mauvais, et les durées fantaisistes
  • Le secteur du refuge de Baborte est magnifique

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Posté le 12. août 2011 par Marc · 2 commentaires · Catégories: En plusieurs jours, Pyrénées, Randonnées

Le départ de la boucle se situe au niveau du parking de l’Artigue (1190m). Pour se rendre au parking depuis Tarascon-sur-Ariège, il suffit de prendre la direction d’Auzat Vicdessos. Puis à partir d’Auzat suivre la D8 jusqu’au village de Marc.

Parking de l'Artigue (1200m)

Parking de l'Artigue (1200m)

A la sortie de Marc, tourner à droite vers l’Artigue et continuer jusqu’à la centrale hydroélectrique, vous tomberez dessus dans le prolongement de la centrale. Le parking est grand, mais assez chargé. L’accessibilité des « 3000 » et la pratique du canyoning en étant sûrement la cause. En effet on peut faire en été les « 3000 » (Pic d’Estats et Pic du Montcalm généralement) à la journée sans matériel spécifique ( bien se renseigner sur la météo et l’état des névés). Vous trouverez au bout du parking des toilettes publics qui sont véritablement le point de départ des sentiers ! Un plan schématisé de la boucle des 3000 et une description du coin sont à votre disposition.

Village de Lagréu

Village de Lagréu

Arrivés à 8h au parking, nous nous mettons rapidement en chemin, la brume matinale et la fraicheur tonifiante de la vallée ravivent l’excitation du début de randonnée : « ça sent la Montagne ! ». Nous démarrons notre randonnée en suivant le chemin qui longe le torrent, dépassons un petit barrage. Très tôt, un panneau nous permet de choisir entre le chemin vers le refuge du Pinet (Sud) et celui vers la Porte de l’Artigue (Ouest). Quelques minutes plus tard, face au joli petit village de Lagréu, un second panneau nous fait prendre vers la Porte de l’Artigue. A partir de ce moment le chemin monte abruptement dans un bois de moyenne montagne. Sans échauffements, cette première montée vraiment raide a de quoi vous dégager les bronches pour la suite !

Brebis

Brebis

Après avoir marché 50min, nous atteignons un petit pont métallique que nous traversons. Un autre chemin sur la droite vous mène au Pic Rouge de Bassiès (2676m). Cinq minutes de pause, le temps de manger une barre de céréales et boire un coup.
Nous poursuivons la montée dans la fraicheur. Le chemin se fait raide et mène, après quelques lacets, à un balcon plus étroit. Nous passons à proximité de l’abri de Mespelat et croisons quelques brebis peu farouches. Un isard fait une rapide apparition devant nos pieds. Un peu plus loin, un éboulis plutôt récent gêne notre progression puis nous mène en terrain plat et dégagé. Nous nous arrêtons en face des Orris des Légunes d’en haut (1900m) après deux heures marches.

Fond de vallée vers la Porte de l'Artigue

Fond de vallée vers la Porte de l'Artigue

La brume commence à se dissiper et laisse entrevoir les pics et crêtes qui nous entourent et nous conduisent vers la Porte de l’Artigue (2481m). Peu après avoir croisé les Oris du Cortal (2100m), nous entrons dans un immense pierrier qui complique la progression vers le col. Composé de très grosses pierres, il nécessite de grand pas et des petits sauts de cabri. Nous rangeons nos battons afin de pouvoir nous aider de nos mains. A mi hauteur, nous croisons nos premiers randonneurs de la journée et filons droit au col que nous atteignons à midi, 4 heures après notre départ du Parking.

Pierrier vers la Porte de l'Artigue

Pierrier vers la Porte de l'Artigue

De la porte, nous avons une vue parfaitement dégagée sur l’Espagne, et distinguons au loin le lac de Certascan (2233m) et son refuge. Nous descendons quelques mètres du coté espagnol afin de trouver une cuvette pour y déjeuner à l’abri du vent des crêtes. La descente du côté Espagnol est pénible, composée de mottes d’herbe, raide et traître pour nos chevilles. De plus, le chemin repéré par un double marquage (le marquage GR rouge et blanc et un marquage espagnol vert foncé peu visible) est mal aménagé.

Comme pour la quasi totalité des chemins espagnols qui vont suivre, l’absence de cairns et un mauvais balisage rend la progression hasardeuse. Par mauvais temps, le repérage doit relever du défi. Le chemin indiqué sur la carte espagnole est approximatif et passe bien trop au nord du véritable tracé.

Etang de Romedo de Baix (2020m)

Etang de Romedo de Baix (2020m)

Une fois cette descente achevée (une heure après le repas), nous rejoignons un petit étang de fond de vallée au bord duquel s’abreuvent quelques chevaux. Nous rechargeons nos gourdes dans un torrent, la chaleur nous a déjà fait boire près de 5L à trois. Nous descendons la petite vallée jusqu’à l’étang de Romedo de Baix (2020m). Le chemin nous le fait contourner par le sud en franchissant un barrage. Une route en terre mène jusqu’au barrage depuis la vallée en contrebas. On trouve sur la route un solide abri fait de bois et de tôle permettant aux randonneurs de se protéger des intempéries, voire même d’y passer la nuit. Après une barre de céréales et quelques figues sèches, nous reprenons le chemin qui contourne l’étang. Rapidement, on arrive au niveau d’un passage très abrupte qui demande à être escaladé, même si des marches naturelles s’offrent au randonneur, le passage peut être difficile, surtout en cas de pluie.

Barage de l'étang de Romedo de Baix

Barrage de l'étang de Romedo de Baix

Le chemin qui suit est bien balisé et mène en montant légèrement à l’étang de Romedo de Dalt ( 2100m), au bord duquel le chemin se sépare. A l’Ouest vers la Porta del cel (2210) pour rejoindre le refuge de Certascan (2233m) et au Nord vers la France. Le coin offre peu d’endroits vraiment plats pour planter notre tente mais nous trouvons notre bonheur au Nord de l’étang et nous nous y arrêtons, il est 15h.
Fatigués, nous nous reposons sans oublier de nous protéger du soleil. Nous profitons du torrent reliant les deux lacs pour nos ablutions rituelles puis nous couchons tôt.

Bilan

  • Une première journée de durée raisonnable
  • Très peu de gens croisés
  • Beauté des paysages
  • Quelques emplacements de camping rêvé près de l’étang
  • Montée du port de l’Artigue longue et accidentée sur la fin
  • Pas de cairns en Espagne
  • Durée avec pauses : 7h
  • Dénivellation : +1200/-400

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Posté le 12. août 2011 par Marc · 3 commentaires · Catégories: En plusieurs jours, Pyrénées, Randonnées
Points essentiels
  • Dénivelé cumulé : +3400m | -3400m
  • Durée : 3 jours
  • Cartes utilisées : IGN 2148 OT, n°22 Pica d’Estats-Aneto
  • Galerie
  • Points forts
    • Paysages sauvages
    • Panoramas et vues magnifiques
    • Plusieurs 3000m accessibles
  • Points faibles
    • Fléchage côté espagnol
    • Journée inégales

Réalisée pendant le mois d’Août 2011, la « boucle des 3000  » que nous vous proposons ici est une version adaptée (par nos soins) d’une boucle Pyrénéenne connue permettant de découvrir quelques sommets notables de 3000m. Cette boucle, entre France et Espagne, permet de découvrir des paysages sauvages et variés. Elle offre également des vues magnifiques, notamment depuis le sommet de l’Estat.

Photo panoramique prise du pic d'Estats

Premier jour : Du parking de l’Artigue à l’Étang de Romedo de Dalt

  • Dénivellation : +1200m | -400m
  • Durée approximative : 6h
  • Difficultés : fin de montée dans la roche
Porte de l'Artigues depuis la France

Porte de l'Artigue depuis la France

La première journée de marche permet de quitter la France en passant par la vallée de l’Artigue et de se rapprocher du refuge de Certascan. Il s’agit d’une journée équilibrée avec une longue montée jusqu’à la frontière, puis un descente agréable dans un cadre splendide.

Nous avons fais le choix de camper près de l’étang de Romedo de Dalt . Pour ceux qui souhaitent atteindre le refuge du Certascan il faut compter une à deux heures de marche supplémentaires.

Compte-rendu de la première journée

Deuxième jour : De l’Étang de Romedo de Dalt au Refuge de Baborte

  • Dénivellation : -1000m | +1200m
  • Difficultés : longue montée l’après-midi, balisage
  • Durée approximative : 8h
Descente depuis le Certascan sous un soleil de plomb

Descente depuis le Certascan sous un soleil de plomb

Cette seconde journée nous fait rejoindre le refuge non gardé de Baborte, et nous rapproche des pics. Cette journée est loin d’être la plus enthousiasmante : notre itinéraire nous fait descendre toute la matinée sous le soleil, et nous abordons la réelle montée l’après midi. Les paysages sont cependant -encore une fois splendides et le refuge de Baborte, perché au dessus de son lac constitue un campement des plus agréables.

Compte-rendu de la deuxième journée

Troisième jour : Du Refuge de Baborte au parking de l’Artigue en passant par le Pic d’Estat

  • Dénivellation : +1000m | -2000m
  • Difficulté : pas facile (cf. fatigue du 3e jour)
  • Durée approximative : 10h (avec pauses)
L'Espagne depuis la montée du col de L'Estat

L'Espagne depuis la montée du col de L'Estat

Le dernier jour de cette boucle est le plus gratifiant, il s’agit de réaliser l’ascension du -certes- très fréquenté pic d’Estat. La journée est longue, comme tôt, et est particulièrement physique pour nous (montée abrupte et 2000m de descente). Néanmoins, le jeu en vaut la chandelle, puisque la vue depuis le Pic est incroyable.

Partir tôt du refuge permet à la fois de bien gérer la montre pour la journée, mais aussi de profiter du lever du soleil. La journée est moins riche en sources d’eau, pensez à remplir les gourdes entre le Pic d’Estat et les lacs qu’il surplombe.

Compte-rendu de la troisième journée

Topographie

Ci dessous, la trace de notre boucle, réalisée à l’aide d’une montre GPS. Nous avons ajouté à cette trace divers points de repères. Sur la visualisation ci dessous, vous pouvez passer en mode « Earth » et ainsi profiter de notre trace en 3D.

La courbe de niveaux ci dessous permet de mieux visualiser le profil de chaque journée. On repère facilement la première journée, avec sa montée de 1200m puis sa descente de 400m. La seconde journée commence par une brève montée puis descend dans une vallée 700m en contrebas. Pour atteindre le refuge de Baborte et finir cette seconde journée, il faut remonter de 1100m. Enfin, le dernier jour nous fait grimper de 700m avant d’attaquer la dernière descente de plus de 2000m.

Courbe de niveau - La Boucle des 3000

Courbe de niveau - La Boucle des 3000

Pour cette boucle, nous avons utilisé deux cartes. La carte IGN 2148 OT (Vicdessos – Pique d’Éstats – Pic du Montcalm), qui malheureusement s’arrête très vite une fois la frontière passée, et la carte espagnole n°22 Pica d’Estats-Aneto 1:50 000 qui malgré ses défauts nous a permis de nous repérer approximativement chez nos amis espagnols. Note : nous avons pu rencontrer un randonneur espagnol possédant une carte plutôt ancienne mais visiblement très fournie et précise, il doit donc être possible de se fournir des cartes de meilleure qualité que la notre.

Photographies

Vous pouvez trouver un échantillon des photos prises pendant ces trois jours sur la gallerie dédiée à la « Boucle des 3000  » .

Quelques informations pratiques

Cette boucle est de difficulté moyenne. Son sens de parcours implique une difficulté croissante et exige donc une certaine endurance de la part du randonneur. Concernant l’approvisionnement en eau, il est possible de remplir les gourdes régulièrement, en pensant bien à prendre des pastilles pour purifier. Nous portions chacun 2,5 litres qui servaient également pour nos bouillons du soir. A posteriori, cette quantité d’eau parait tout à fait correcte, ni trop importante, ni sous estimée.

Nous avons campé une nuit sous tente et une en refuge non gardé. La température de nuit au mois d’Août (sans nuages) à ces altitudes peu descendre en dessous de 5 degrés (°C) et il est donc important de posséder un sac de couchage un minimum chaud pour se reposer convenablement.

A propos du balisage, il est à noter qu’il est, du côté Espagnol, complètement anecdotique. Sa couleur verte et l’effacement dû à l’érosion l’ont rendu invisible. La plupart du temps, le beau temps nous a permis de repérer des traces dans l’herbe ou de voir au loin notre direction, mais il aurait surement été compliqué de s’orienter par mauvais temps. De plus, les cartes espagnoles que nous avons utilisé sont assez peu à jour, et les chemins tracés passent parfois plusieurs centaines de mètres à côté du tracé réel (descente de la porte de l’Artigue).

Un des rares balisages visibles du côté Espagnol

Un des rares balisages visibles du côté Espagnol

Posté le 12. juillet 2011 par Marc · Commenter · Catégories: A la journée, Pyrénées
Points essentiels
  • Dénivelé cumulé : +700m | -700m
  • Durée : 1 journée/demi-journée
  • Carte utilisée : IGN 1245 OT
  • Points forts
    • Itinéraire calme et peu physique
    • Vue splendide
  • Points faibles
    • Chaleur
    • Fréquentation du sommet

 La Rhune (Larrun) est le point culminant du Pays Basque. Dernier sommet de la chaîne des Pyrénées avant l’Océan Atlantique, celui ci culmine à 905m d’altitude. Voici un petit compte-rendu de l’ascension réalisée en Juillet 2011 avec ma chérie.

Ascension de la Rhune

Ascension de la Rhune

La Rhune est un lieu touristique important du Sud Pays Basque. Un train à crémaillère partant de la gare du Col de saint Ignace permet aux non randonneurs de rejoindre le sommets pour profiter de la magnifique que l’on a du sommet. Il existe également divers chemins balisés permettant aux marcheurs de réaliser les 700m d’ascension.

Le pays Basque

Le pays Basque

Dans notre cas, nous sommes partis du parking des carrières d’Ascain (voir carte en bas de page). L’itinéraire, balisé, suit une route de terre sur une bonne moitié du parcours. A cette altitude, et sans végétation pour nous abriter du soleil, nous souffrons quelque peu de la chaleur. Très tôt, nous disposons d’une vue dégagée vers le Nord et le relief vallonné de la région. Devant nous, la Rhune, imposante, nous promet une vue encore plus charmante.

A mi chemin, il est possible de choisir entre deux sentiers. Nous prenons celui qui boucle par l’Ouest, plus exposé mais permettant de conserver une vue sur la côte. Le sentier qui passe au Sud est plus court, mais plus raide et encaissé. Malgré la fréquentation importante du sommet de la Rhune, l’itinéraire que nous avons emprunté semble peu utilisé, et conserve de ce fait un côté « nature » apprécié. Arrivé sur le dernier quart du parcours, notre chemin en rejoint deux autres, l’un provenant de la gare du Col de St Ignace et l’autre d’une vallée à l’Ouest. Il s’agit du GR10. La forte fréquentation de ce sentier nous sort un peu de notre bulle.

La côte basque

La côte basque

Le dernier quart du parcours est une montée plus raide, à flanc de montagne. La chaleur, due à la faible altitude et à la période estivale constitue une gêne pour cette fin d’ascension. De plus, l’arrivée au sommet est plutôt déroutante : on y trouve de très nombreux touristes, arrivés par le train et la randonnée perd alors de son charme.

Les Pyrénées depuis Larrun

Les Pyrénées depuis Larrun

La vue de sommet est impressionnante, allant de St Sébastien (Espagne) jusqu’aux Landes par temps clair, sans oublier la fin de la chaîne des Pyrénées à l’Est, l’Espagne au Sud et le pays Basque au Nord. Nous sommes cependant malchanceux, ce jour de beau temps arrivant après plusieurs jours pluvieux, l’évaporation nous empêche de voir aussi loin que nous le souhaiterions.

Après une pause au sommet, nous redescendons, en prenant cette fois ci la variante que nous avions contourné à l’aller.

Sur le site du train de la Rhune sont proposés divers itinéraires pédestres. Celui que nous avons emprunté avec l’avantage d’être plutôt calme et peu fréquenté. D’autres en revanche sont de vraies autoroutes à marcheurs, à éviter si possible. Nous avons effectué cette randonnée en quelques heures (3h30 de marche, sans compter les pauses). Elle possède l’avantage de pouvoir être effectuée à tous niveaux et en famille.

Topographie

J’ai indiqué sur la carte ci dessous l’emplacement du parking et le tracé de notre itinéraire (Aller uniquement). Pour toute question ou interrogation, n’hésitez pas à utiliser les commentaires.

Mini galerie

Vers le Nord

Vers le Nord

Sommet de la Rhune

Sommet de la Rhune

Vue de la Rhune

Vue de la Rhune