Lever au refuge du Thabor

Lever au refuge du Thabor

La principale étape de cet itinérant, et la plus prometteuse, est celle du troisième jour : l’ascenscion du mont Thabor (3178m). La météo, désastreuse en fin de journée précédente, et des plus belles au lever de ce 3e jour.

Au pied du Thabor

Au pied du Thabor

Nous quittons le refuge à 8h et effectuons la première partie de la randonnée, qui descend vers le lac du Peyron (2453m). Le paysage est magnifique et on distingue au fond de la vallée étroite les refuges italiens de Terzo Alpini et Re Magi. Dix minutes après avoir quitté le refuge, au col de la Vallée étroite (2434m), il faut serrer à droite en suivant la marque du GR57. Peu après, on obtient une vue dégagée sur le Thabor.

Les Ecrins depuis le Thabor

Les Ecrins depuis le Thabor

Après une petite pause au lac, nous attaquons la montée. Cette première phase contourne par la gauche la falaise qui longe du lac jusqu’au Thabor. Elle nous conduit jusqu’au col des Méandes (2727m) en commençant par une partie raide qui permet de gravir derrière la falaise, puis une partie plus calme qui permet de parcourir la distance qui nous sépare du col.

Le col des Méandes est situé sous le Thabor. Il est à la croisée des chemins venant de la vallée étroite, du refuge du mont Thabor, du col des Muandes (par le nouveau GR57, voir note) et du sommet du Thabor, évidemment.

Du col, il reste 450m à monter. Ces 450m sont très raides, exposés au soleil et donc intenses physiquement. Le terrain complètement pelé et lunaire ajoute à la difficulté de l’ascension. Une fois arrivée à la chapelle située toute proche du sommet, on dispose enfin du panorama incroyable, promis ! Le massif des écrins, celui de la Vanoise, au loin, Rochebrune et le mont Viso. Le plus magique reste pour moi la vue sur la barre des écrins qui se dégage au fur et à mesure de la pause que nous effectuons en haut.

Panorama d'en haut

Panorama d'en haut

Notons que nous atteignons le sommet à une heure très fréquentée, avec en continu une trentaine de marcheurs (italiens ^^) au sommet, ce qui finalement, pour une dimanche de beau temps, peu se comprendre, mais retire un peu au côté sauvage de la montagne.

Chemin descendant vers la roche du Chardonnet

Chemin descendant vers la roche du Chardonnet

Après avoir déjeuné contre la chapelle, à l’abri du vent, nous démarrons la pénible descente qui va nous conduire au refuge des Drayères en passant par des terrains variés. Le début de la descente est commune avec le chemin de l’ascension, jusqu’à un virage à droite sur lequel un piquet de bois indique une séparation des chemins. Nous prenons à droite pour redescendre vers le refuge.

Les muandes

Les muandes

Le début de la descente est poussiéreux et en pente marquée, ce qui rend la marche fatigante et parfois incertaine, surtout dans certaine névés en descente. Nous notons qu’AUCUN balisage n’est présent sur cet itinéraire (voir note sur le GR57) et que seules les traces laissées par les randonneurs précédents et quelques cairns nous indiquent la voie à prendre (mais ça reste très visible, bien sûr, on évitera juste par mauvais temps).

Après une bonne descente, le chemin franchit une crête sur la droite puis redescend vers un immense névé que nous devons franchir sur cent ou deux cent mètres. Au bout de ce névé, nous peinons à suivre les cairns dans de grosses pierres mais parvenons sans soucis jusqu’au col suivant qui nous permet de vous plus loin le col des Muandes, que nous allons rejoindre par une crête et la Roche du Chardonnet (2950m).

Une marmotte un peu moins farouche

Une marmotte un peu moins farouche

La crête est plutôt mal balisée (mais il y a des cairns) et il faut mettre à la main plusieurs fois pour la franchir. On imagine par mauvais temps les difficultés d’orientation et de progression dans ce secteur. A mi crête, le chemin bascule sur le côté Ouest est on aperçoit plus bas le col des Muandes (2828m) auquel nous faisons une pause bien méritée.

A ce stade, il ne reste plus que de la descente, très agréable sur les trois premiers quarts. On descend tranquillement vers les lacs (celui des Muandes et le lac Rond). En cette fin d’après-midi, nous apercevons une douzaine de marmottes tout au long de la descente. L’une d’elle nous surprend même très près du chemin; après l’avoir silencieusement immortalisée, nous la laissons à ses affaires et rejoignons le lac Rond.

La barre des Ecrins vue des muandes

La barre des Ecrins vue des muandes

On suit tout du long un torrent qui finit par serpenter à notre droite tandis que nous profitons de la vue dégagée sur la Barre des Ecrins (4102m), l’Aile Froide (3954m), le Pelvoux (3943m). La fin de la descente est moins agréable. Le relief nous cache le refuge des Drayères jusque très tard et la toute fin achève nos pieds dans un raidillon poussiéreux.

Le refuge des Drayères est ce soir là quasi vide, et c’est à quinze que nous dinons et profitant du soleil couchant qui finit d’éclairer la vallée de la Clarée.

Note : par mauvais temps, il est plutôt déconseillée d’effectuer l’ascension et la descente côté Chardonnet. Une fois arrivé au col des Méandes, préférez le nouveau tracé du GR57 qui passe plus bas et rejoint l’itinéraire au col des Muandes. Nous avons déjà fait ce choix, à raison, l’année passée afin d’éviter la neige et les crêtes glissantes.

Note sur le GR57 : ces dernières années, l’itinéraire emprunté par ce GR a été changé. En effet, l’ancienne voix reliait le col des Méandes au col des Muandes en passant par le mont Thabor et par la Roche du Chardonnet. Cette voix offrait une vue magnifique et permettait de rester en altitude pour relier les deux refuges par le mont. Une voix alternative (et utile, c’est indéniable) a été tracée en reliant les deux cols par le bas de vallée, cette voix nous a même permis de relier les deux refuges en 2011 alors qu’il neigeait (en juillet…), cette voix est maintenant devenue le tracé classique du GR57 tandis que la voix par la crête a été déclassée. Il en découle que la nouvelle voix oblige à beaucoup descendre et remonter pour rien par beau temps tandis que la superbe voix des crêtes ne sera plus entretenue et est dores et déjà mal balisée et rend l’orientation incertaine. Enfin, notons que cette modification étant récente, les cartes ayant plus de trois ans ne sont pas à jour, attention donc.

Bilan

Refuge des Drayères

Refuge des Drayères

  • Une longue journée
  • Bonne montée en matinée et descente un peu longue sur la fin
  • Un sommet avec une vue impressionnante et dégagée
  • Des marmottes dans l’après-midi
  • Du gris, du marron, du vert, du blanc, du jaune, du bleu !
  • Le refuge des Drayères moins à la hauteur (accueil, nourriture)
  • Durée : de 6 à 8 heures selon la forme et l’envie
  • Dénivellation : +800/-1100

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3 commentaires

  1. [...] Revenir au troisième jour | Retourner au résumé [...]

  2. [...] des Muandes (2828m) maintenant accessible depuis le creux de vallée par le nouveau tracé du GR57 (voir l’article de la même étape plus tôt dans l’année). Après un morceau de crête, on monte tout droit de plus en plus [...]

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