Posté le 23. août 2012 par Marc · 2 commentaires · Catégories: Alpes, En plusieurs jours, Randonnées
De la linaigrette face aux Cerces

De la linaigrette face aux Cerces

Le quatrième et dernier jour de notre sortie nous ramène à Planlachat (sous le Galibier) ou nous avons laissé une voiture. Cette très brève étape nous offre quand même des paysages géniaux et sauvages.

Le lac rond vu du Nord

Le lac rond vu du Nord

En partant du refuge, nous partons vers le Nord Ouest sur un chemin qui monte vers le seuil des Rochilles (2459m). Les Cerces, sur la gauche, continuent de nous émerveiller. Nous sommes seuls sur ce sentier et profitons encore d’un temps magnifique. Nous effectuons une première pause dans un grand creux humide dans lequel une quantité impressionnante de linaigrette blanchit la pelouse. En levant la tête, nous pouvant voir des fortifications construites dans la roche.

La suite de la montée, toujours sans difficulté nous permet d’atteindre un lac extrèmement clair (lac de la Clarée) et le seuil des Rochilles. Au seuil, un autre lac (le lac Rond, encore un…), très grand s’ouvre sous nos pieds. Nous choisissons de le longer par la droite (Nord) par l’ancien tracé du GR57 (ici aussi, il a été dévié) qui s’avère être une piste type voix romaine très agréable et aux abords peuplés de marmottes.

Reflets dans le lac du Granc Bland

Reflets dans le lac du Granc Bland

Au bout du lac, il est possible de monter sur la gauche et le col de la Plagnette pour rejoindre une vallée qui descend sur Valmeinier, de prendre à droite vers les Cerces (Sud, Ponsonnière) ou de poursuivre tout droit vers le col des Rochilles. Nous prenons la voix la plus directe (tout droit).

Sur notre gauche, des lacs peu profonds (dont le lac du Grand Blanc), dans lesquels se reflètent les magnifiques reliefs avoisinant et aux plages en pente douce nous donneraient envie de nous baigner.

Les aiguilles d'Arves et le camp des Rochilles

Les aiguilles d'Arves et le camp des Rochilles

Nous atteignons le col (2496m), puis descendons vers le camp des Rochilles (anciens baraquements) en profitant d’une vue sur les aiguilles d’Arves. La descente nous ramène finalement à des altitudes ou la température est moins agréable. Au camp des Rochilles, nous prenons par la piste, puis, après un petit poste, descendons sur la droite pour prendre le sentier qui descend jusqu’en bas. On descend alors sec au soleil pour finalement atteindre, une heure après, le parking de Planlachat, ou une voiture nous attend. Après un dernier regard vers le sommet du Grand Galibier, nous quittons la vallée.

Zygène

Zygène

Cette dernière journée, qui semble peu ambitieuse, permet de conclure à merveille ce tour du Mont Thabor en passant par des paysages nouveaux et sauvages. Le retour à la civilisation est brutal sous les Rochilles, ou les randonneurs sans sacs et sans chaussures vous demandent « C’est loin ? » sans même préciser de quoi ils parlent.

Note : il est possible de moduler cette journée (pour la rallonger) en passant plus au Sud au lac des Cerces !

Note 2 : pour un itinérant en boucle, il faut envisager de passer par le col de la Plagnette et d’ainsi redescendre vers Valmeinier (je n’ai pas étudié cet itinéraire, mais il semble long et il est peut être peu évident de revenir exactement au parking de départ (Valmeinier 1800), pour plus de détails, utilisez les commentaires ;)

Bilan

  • Une fin rapide
  • Encore de jolies choses nouvelles
  • Peu de monde le matin
  • Trop de monde après les lacs
  • Durée : 3h en profitant du paysage
  • Dénivellation : +350/-550
  • Un lien vers un blog qui replace l’histoire des Rochilles (ligne Maginot)

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Posté le 23. août 2012 par Marc · 3 commentaires · Catégories: Alpes, En plusieurs jours, Randonnées
Lever au refuge du Thabor

Lever au refuge du Thabor

La principale étape de cet itinérant, et la plus prometteuse, est celle du troisième jour : l’ascenscion du mont Thabor (3178m). La météo, désastreuse en fin de journée précédente, et des plus belles au lever de ce 3e jour.

Au pied du Thabor

Au pied du Thabor

Nous quittons le refuge à 8h et effectuons la première partie de la randonnée, qui descend vers le lac du Peyron (2453m). Le paysage est magnifique et on distingue au fond de la vallée étroite les refuges italiens de Terzo Alpini et Re Magi. Dix minutes après avoir quitté le refuge, au col de la Vallée étroite (2434m), il faut serrer à droite en suivant la marque du GR57. Peu après, on obtient une vue dégagée sur le Thabor.

Les Ecrins depuis le Thabor

Les Ecrins depuis le Thabor

Après une petite pause au lac, nous attaquons la montée. Cette première phase contourne par la gauche la falaise qui longe du lac jusqu’au Thabor. Elle nous conduit jusqu’au col des Méandes (2727m) en commençant par une partie raide qui permet de gravir derrière la falaise, puis une partie plus calme qui permet de parcourir la distance qui nous sépare du col.

Le col des Méandes est situé sous le Thabor. Il est à la croisée des chemins venant de la vallée étroite, du refuge du mont Thabor, du col des Muandes (par le nouveau GR57, voir note) et du sommet du Thabor, évidemment.

Du col, il reste 450m à monter. Ces 450m sont très raides, exposés au soleil et donc intenses physiquement. Le terrain complètement pelé et lunaire ajoute à la difficulté de l’ascension. Une fois arrivée à la chapelle située toute proche du sommet, on dispose enfin du panorama incroyable, promis ! Le massif des écrins, celui de la Vanoise, au loin, Rochebrune et le mont Viso. Le plus magique reste pour moi la vue sur la barre des écrins qui se dégage au fur et à mesure de la pause que nous effectuons en haut.

Panorama d'en haut

Panorama d'en haut

Notons que nous atteignons le sommet à une heure très fréquentée, avec en continu une trentaine de marcheurs (italiens ^^) au sommet, ce qui finalement, pour une dimanche de beau temps, peu se comprendre, mais retire un peu au côté sauvage de la montagne.

Chemin descendant vers la roche du Chardonnet

Chemin descendant vers la roche du Chardonnet

Après avoir déjeuné contre la chapelle, à l’abri du vent, nous démarrons la pénible descente qui va nous conduire au refuge des Drayères en passant par des terrains variés. Le début de la descente est commune avec le chemin de l’ascension, jusqu’à un virage à droite sur lequel un piquet de bois indique une séparation des chemins. Nous prenons à droite pour redescendre vers le refuge.

Les muandes

Les muandes

Le début de la descente est poussiéreux et en pente marquée, ce qui rend la marche fatigante et parfois incertaine, surtout dans certaine névés en descente. Nous notons qu’AUCUN balisage n’est présent sur cet itinéraire (voir note sur le GR57) et que seules les traces laissées par les randonneurs précédents et quelques cairns nous indiquent la voie à prendre (mais ça reste très visible, bien sûr, on évitera juste par mauvais temps).

Après une bonne descente, le chemin franchit une crête sur la droite puis redescend vers un immense névé que nous devons franchir sur cent ou deux cent mètres. Au bout de ce névé, nous peinons à suivre les cairns dans de grosses pierres mais parvenons sans soucis jusqu’au col suivant qui nous permet de vous plus loin le col des Muandes, que nous allons rejoindre par une crête et la Roche du Chardonnet (2950m).

Une marmotte un peu moins farouche

Une marmotte un peu moins farouche

La crête est plutôt mal balisée (mais il y a des cairns) et il faut mettre à la main plusieurs fois pour la franchir. On imagine par mauvais temps les difficultés d’orientation et de progression dans ce secteur. A mi crête, le chemin bascule sur le côté Ouest est on aperçoit plus bas le col des Muandes (2828m) auquel nous faisons une pause bien méritée.

A ce stade, il ne reste plus que de la descente, très agréable sur les trois premiers quarts. On descend tranquillement vers les lacs (celui des Muandes et le lac Rond). En cette fin d’après-midi, nous apercevons une douzaine de marmottes tout au long de la descente. L’une d’elle nous surprend même très près du chemin; après l’avoir silencieusement immortalisée, nous la laissons à ses affaires et rejoignons le lac Rond.

La barre des Ecrins vue des muandes

La barre des Ecrins vue des muandes

On suit tout du long un torrent qui finit par serpenter à notre droite tandis que nous profitons de la vue dégagée sur la Barre des Ecrins (4102m), l’Aile Froide (3954m), le Pelvoux (3943m). La fin de la descente est moins agréable. Le relief nous cache le refuge des Drayères jusque très tard et la toute fin achève nos pieds dans un raidillon poussiéreux.

Le refuge des Drayères est ce soir là quasi vide, et c’est à quinze que nous dinons et profitant du soleil couchant qui finit d’éclairer la vallée de la Clarée.

Note : par mauvais temps, il est plutôt déconseillée d’effectuer l’ascension et la descente côté Chardonnet. Une fois arrivé au col des Méandes, préférez le nouveau tracé du GR57 qui passe plus bas et rejoint l’itinéraire au col des Muandes. Nous avons déjà fait ce choix, à raison, l’année passée afin d’éviter la neige et les crêtes glissantes.

Note sur le GR57 : ces dernières années, l’itinéraire emprunté par ce GR a été changé. En effet, l’ancienne voix reliait le col des Méandes au col des Muandes en passant par le mont Thabor et par la Roche du Chardonnet. Cette voix offrait une vue magnifique et permettait de rester en altitude pour relier les deux refuges par le mont. Une voix alternative (et utile, c’est indéniable) a été tracée en reliant les deux cols par le bas de vallée, cette voix nous a même permis de relier les deux refuges en 2011 alors qu’il neigeait (en juillet…), cette voix est maintenant devenue le tracé classique du GR57 tandis que la voix par la crête a été déclassée. Il en découle que la nouvelle voix oblige à beaucoup descendre et remonter pour rien par beau temps tandis que la superbe voix des crêtes ne sera plus entretenue et est dores et déjà mal balisée et rend l’orientation incertaine. Enfin, notons que cette modification étant récente, les cartes ayant plus de trois ans ne sont pas à jour, attention donc.

Bilan

Refuge des Drayères

Refuge des Drayères

  • Une longue journée
  • Bonne montée en matinée et descente un peu longue sur la fin
  • Un sommet avec une vue impressionnante et dégagée
  • Des marmottes dans l’après-midi
  • Du gris, du marron, du vert, du blanc, du jaune, du bleu !
  • Le refuge des Drayères moins à la hauteur (accueil, nourriture)
  • Durée : de 6 à 8 heures selon la forme et l’envie
  • Dénivellation : +800/-1100

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Posté le 23. août 2012 par Marc · 2 commentaires · Catégories: Alpes, En plusieurs jours, Randonnées
Deux ânes bien tristes sous la pluie

Deux ânes bien tristes sous la pluie

Pour ce second jour d’itinérant, nous effectuons une étape simple et courte mais qui encore une fois nous promet de beaux panoramas : le mont et le pic du Thabor vus du Nord.

Nous nous réveillons avec la pluie, mais ne nous décourageons pas et partons vers le Sud. La première partie de la randonnée remonte la vallée pour atteindre le lac des Bataillères (2422m). Ce premier segment monte en pente douce et est très agréable. Vu la durée de la journée, une pause au lac peut facilement s’éterniser (sieste ?), néanmoins, vu la météo du moment, nous reprenons le chemin après quelques cacahuètes.

Le lac des Bataillères

Le lac des Bataillères

La montée qui suit le lac est plus sérieuse et nous dirige vers le col des Bataillères (2787m). Nous montons quelques centaines de mètres assez raides, puis atteignons une sorte de plateau qui mène au col. La fin de la montée est donc bien différente du col des Marches puisque nous progressons finalement sans difficultés dans un paysage lunaire précédent le col. A cette période, nous trouvons encore de la neige sous nos pas.

Une bien jolie fleur

Une bien jolie fleur

Finalement arrivés, nous pouvons admirer le Cheval blanc (3020m) et le mont Thabor (3178m). En regardant de l’autre côté du col, nous disposons d’une vue sur la descente vers le refuge du Mont Thabor, précédé de quelques lacs (de sainte Marguerite).

Cheval Blanc, Mont et pic du Thabor

Cheval Blanc, Mont et pic du Thabor

Avant de redescendre, nous admirons encore une fois le mont Thabor, étape du lendemain. Les 300m à descendre pour le refuge sont agréables et on peut voir sur la fin de nombreuse marmottes qui logent sur les bords du chemin. Ces marmottes sont heureusement encore farouches (gardent leurs distances) mais présentent l’avantage de ne pas siffler et fuir 250m avant que vous soyez à portée d’observation ;)

Refuge du mont Thabor

Refuge du mont Thabor

Nous arrivons enfin au refuge du mont Thabor (2502m). Ce dernier est assez grand (48 places) et se situe à la croisée de nombreux chemins. Il est assez logiquement très rempli. On y mange par ailleurs merveilleusement bien ! Pour plus d’infos sur ce refuge, consultez l’article dédié (en cours de rédaction) et son site web.

Note : comme mentionné dans l’article de la première étape, il est possible d’effectuer d’une traite les deux étapes (donc de Valmeinier au refuge du mont Thabor en passant par le refuge des Marches).

Bilan

Une zygène en action

Une zygène en action

  • Journée très courte, à combiner avec la première si possible
  • Jolie vue Nord sur le Thabor
  • Variante possible par les Sarrasins
  • Refuge accueillant, mais très fréquenté
  • Durée : compter 3 heures
  • Dénivellation : +550/-350

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Posté le 23. août 2012 par Marc · 2 commentaires · Catégories: Alpes, En plusieurs jours, Randonnées
Départ de Valmeinier

Départ de Valmeinier

Le premier jour de ce parcours nous conduit de Valmeinier 1800 au refuge des marches (2230m) en passant par le col des Marches (2725m). La journée est assez équilibrée et pas trop longue.

Nous rejoignons en voiture un parking situé au plus haut de Valmeinier 1800 (entre les centres de vacances) à 1857m. Le tout début de la randonnée consiste à rejoindre le chemin balisé qui mène au col des Marches. Nous prenons donc vers le Nord dans les pistes de ski (type route) et atteignons un poteau nous indiquant que nous avons rejoint le sentier. Après une pause crème solaire, nous commençons notre journée.

Joubarbe à toile d'araignée

Joubarbe à toile d'araignée

Le chemin monte maintenant de 900m jusqu’au col. Nous sommes encore bas et le soleil tape fort, le chemin serpente tranquillement et on finit par quitter les pistes de ski (ouf) et évoluer dans un paysage plus agréable, dépourvu de remontées mécaniques. A mi montée, on traverse le torrent et on poursuit l’ascension un peu plus raide.

Vue du col des Marches

Vue du col des Marches

Après au total deux ou trois heures de montée sous le soleil, les nuages nous rattrapent peu avant le col. Cette fin de la montée offre une vue arrière sur les aiguilles d’Arves (3514m et 3513m) et même un partie des écrins (la Barre des Ecrins (4102m), la Meije (3983m)) mais le temps plutôt chargé ne nous permet pas de voir loin. Nous ne nous éternisons pas au col.

Après le col, un chemin (un peu raide et fragile) part à droite vers un col sans nom qui peut mener vers le lac de Rochenoire. Nous prenons l’autre sentier qui descend vers le refuge (sur la gauche donc). Surpris par quelques gouttes, nous écourtons la pause midi et attaquons la descente rapidement. Celle ci est aisée, ni trop pentue, ni trop longue, et on rejoint très vite la vallée du refuge des marches et du lac de Bissorte (surtout quand la pluie vous coure après). Notons que ce lac est artificiel et plutôt disgracieux.

Lac de Bissorte

Lac de Bissorte

Sous le refuge, le chemin se sépare, pour permettre d’une part de contourner le lac de Bissorte par la gauche et de rejoindre la vallée (voir notes en bas de billet) ou d’autre part d’atteindre le refuge tout proche. Après avoir remonté cent ou deux cent mètres, on franchit le ruisseau et on arrive au refuge des Marches (2230m).

Le refuge est plutôt récent (début des années 2000) et très confortable. Nous sommes très bien accueilli et prenons une douche (chaude !?) avant un bon repas. Pour plus de détails sur ce refuge, consultez l’article dédié (en cours de rédaction). En attendant, voici un lien vers son site web.

Les marches

Les marches

Note : il est possible d’atteindre le refuge en passant par le lac de Bissorte, pour cela on peut partir de Valmeinier, suivre un sentier forestier de 10km, puis monter sous le barrage du lac avant de le contourner par l’Ouest.

Note 2 : vu la durée modeste de cette étape et de la suivante, il est possible de faire d’une traite cette première étape ET la seconde qui conduit au refuge du mont Thabor (voir article suivant).

Bilan

  • Première journée équilibrée
  • Peu de gens
  • Le refuge des Marches est vraiment bien
  • Possibilité de bonne vue sur une partie des écrins par beau temps
  • Les aiguilles d’Arves bien visibles
  • Durée : compter 5 heures
  • Dénivellation : +900/-500

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Posté le 22. août 2012 par Marc · 4 commentaires · Catégories: Alpes, En plusieurs jours, Randonnées
Points essentiels
  • Dénivelé cumulé : +2600m | -2500m
  • Durée : 4 jours
  • Cartes utilisées : IGN 3535 OT
  • Date : du 27 au 30 juillet 2012
  • Points forts
    • Le Thabor
    • Les vues sur les Ecrins,
      la Vanoise, etc.
    • La faune et la flore en
      cette période
  • Points faibles
    • Journées inégales
    • Parfois trop de monde

Après ces quelques échauffements en Bretagne et dans la Vanoise, nous réalisons en famille le tour et l’ascension du Mont Thabor (3178m). Cet article contient diverses informations et les liens vers les résumés de nos 4 journées !

Lever au refuge du Thabor

Lever au refuge du Thabor

 

 

 

Pour toutes questions concernant l’itinéraire, les refuges, les sentiers, etc, n’hésitez pas à utiliser les commentaires :)

Premier jour : de Valmeinier au refuge des Marches

  • Dénivellation : +900m | -500m
  • Durée approximative : 5h
  • Difficultés : départ au soleil assez bas
Les Marches

Les Marches

La première journée permet comme toujours de monter et de prendre de la distance vis à vis de la civilisation. Nous partons de Valmeinier 1800 au milieu des pistes et des remontées mécaniques. L’étape n’est pas trop longue (l’itinérant est relativement calme et simple) et le refuge des Marches est royal (douches chaudes gratuites, accueil, …).

Compte-rendu de la première journée

Deuxième jour : du refuge des Marches au refuge du Thabor par les Bataillères

  • Dénivellation : +550m | -350m
  • Durée approximative : 3h
  • Difficultés : aucune
Refuge des Marches

Refuge des Marches

Cette seconde journée est très courte. Pour rejoindre le refuge du Thabor, deux voies sont possibles, l’une par le col des Sarrasin et l’autre par celui des Bataillères. Nous avons choisis la deuxième voie.

La journée est très courte, et il est possible d’en profiter pour siester au bord du lac des Bataillères ou bien des lacs qui précèdent le refuge du Thabor. Notez aussi qu’on sert une tarte aux myrtilles délicieuses au Thabor (pour passer le temps, on a connu pire).

Compte-rendu de la seconde journée

Troisième jour : du refuge du Thabor au refuge des Drayères par le mont Thabor

  • Dénivellation : +800m | -1100m
  • Durée approximative : 6-7h
  • Difficultés : la roche du Chardonnet, journée un peu longue
La Barre des Ecrins

La Barre des Ecrins

La troisième journée de l’itinérant est la plus importante, il s’agit de réaliser l’ascension du Thabor (yipi !) et d’en descendre par l’ancien GR57, c’est à dire par la crête du Chardonnet (et sa roche, 2950m). Le chemin est parfois délicat (mettre la main) et inconfortable en descente (pentu, très sec, névés selon le moment de la saison).

La vue du haut est géniale, avec les Ecrins au Sud Sud-Ouest et la Vanoise au Nord-Est. En fin d’après-midi, les marmottes sont légions au dessus des Drayères.

Compte-rendu de la troisième journée

Quatrième jour : des Drayères à Planlachat par les Rochilles

  • Dénivellation : +350m | -550m
  • Durée approximative : 3h
  • Difficultés : le retour à la civilisation et à la randonnée en sandales (Planlachat)…

Le dernier jour n’est pas toujours des plus intéressants, car il s’agit de redescendre. Cette année nous avons placé une seconde voiture à Planlachat afin de réaliser un itinérant plus intéressant. Nous n’avons donc que peu de distance, et pouvons profiter du Nord des Cerces, magnifique avec ses lacs.

Lac du grand blanc

Lac du grand blanc

Le retour à la civilisation est moins agréable, surtout lors de la rencontre avec les randonneurs sans eau, sans chaussures, sans … qui vous demandent « C’est loin ? » sans même préciser de quoi ils parlent tant leur destination leur semble unique dans ces montagnes.

Compte-rendu de la quatrième journée

Topographie

Commentaires

Cet itinérant est plutôt facile. La seule journée longue est la troisième (le Thabor) tandis que les autres permettent de prendre le temps et de profiter du calme de la montagne.

Nous avons réalisé la boucle fin juillet 2012, la montagne était encore humide et fraiche (contrairement à début/mi Août ou le même coin s’est révélé très sec). On peut trouver de l’eau vive souvent et il est possible de camper dans ce secteur (non classé parc naturel) mais à condition de bien respecter la faune et la nature de façon plus générale.

Concernant les refuges, même si des articles sont en préparation à ce sujet, retenons l’exceptionnel refuge des Marches, ainsi que celui du Thabor. Le refuge des Drayères n’a pas brillé cette année (comme la précédente) au niveau de la sympathie et de la nourriture (quantité notamment).

Posté le 22. août 2012 par Marc · Commenter · Catégories: A la journée, Alpes, Randonnées
Points essentiels
  • Dénivelé cumulé : +700m | -700m
  • Durée : de 3 à 5h
  • Cartes utilisées : IGN 3633 ET
  • Date : 25 juillet 2012
  • Points forts
    • Une petite boucle
    • Passages aériens équipés
    • Vue des glaciers,
      point romain
  • Points faibles
    • A faire par beau temps
      uniquement pour la partie
      « aller »
    • Chemin retour très
      fréquenté

La randonnée d’aujourd’hui permet de passer au refuge des Evettes et d’y profiter de la vue magnifique sur les glaciers tout proches. Même si le dénivelé global semble faible, la montée aura été bavante. Bref, commençons la randonnée.

Départ au soleil

Départ au soleil

Nous nous sommes rendus en voiture jusqu’au village de l’écot (2027m). Il existe deux voies pour atteindre les Evettes (une pour l’aller, une pour le retour, génial !) mais l’une d’entre elle s’impose pour la montée car elle contient plusieurs passages raides et équipés (cordes) qui sont plus faciles dans le sens de la montée. Cette voie est celle qui contourne par l’Est et la Reculaz (ruisseau et cascade). On distingue trois phases pour cet aller.

La Reculaz

La Reculaz

La première partie s’effectue au fond de la vallée. Une fois garé au parking, s’assurer d’être du bon côté du pont (côté Sud), et ne PAS suivre le panneau qui indique le refuge (il s’agit du chemin retour). Le chemin avance au fond de la vallée, sous le soleil puis courbe légèrement vers la droite. Après 45 minutes, le sentier commence à monter. Toujours sous le soleil (matinée), nous souffrons car cette partie du trajet est tracée dans la pierre, la marche est irrégulière car il faut souvent faire de grands pas et trouver son chemin. En effet, de nombreux cairns indiquent des chemins qui ne sont plus, qui débouchent sur nulle part ou qui empruntent des voix plutôt douteuses.

Un passage équipé

Un passage équipé

Plus tard, on observe sur la gauche (au loin) la cascade de la Reculaz qui vient du glacier. Le sentier continue à monter puis atteint la troisième partie. Cette dernière partie est la plus « marrante » mais peut être difficile par temps de pluie. Elle est composée d’une succession de passages abrupts et de passages en balcons. Deux passages abrupts sont équipés de cordes, aucun de ceux ci ne pose de soucis quant à la poursuite de l’itinéraire (sauf si vous êtes déjà blessé, avez le vertige, etc.).

Glacier des Evettes

Glacier des Evettes

Enfin arrivés en haut, il est possible d’admirer le glacier ainsi que les sommets alentours (le mont Séti (3153m), les Grande et Petite Ciamarella (3679m et 3534m), L’albaron (3637m)). A noter, un petit pont romain permet de franchir le torrent (vers la gauche une fois sur le « plateau »). En se dirigeant plutôt à droite (Nord), on atteint en cinq ou dix minutes le refuge des Evettes (2590m). Arrivés en haut du sentier, nous avons la chance d’apercevoir une bouquetine (la femme du bouquetin, si si) à l’aplomb d’un rocher. Nous avons pu nous approcher silencieusement afin d’observer cette madame de plus près, en veillant à ne pas trop l’importuner.

Un bouquetin à la Reculaz

Un bouquetin à la Reculaz

Nous effectuons la descente par l’itinéraire plus commun et plus emprunté qui descend en lacets le flanc Nord en commençant par le col des Evettes (2561m). Depuis ce col, le panorama est toujours impressionnant et en se retournant vers les glaciers on voit sur la gauche, derrière le refuge, le glacier du Mulinet. Ça descend tout seul mais ces descentes sont toujours aussi éprouvantes pour le moral et le physique par beau temps.

Note : comme annoncé, la voie qui contourne par l’Est (Reculaz) est plus dure et à se réserver pour la montée. La voie Nord la plus classique est simple et très fréquentée.

Note 2 : il est possible d’utiliser le même point de départ pour atteindre le refuge du Carro (mais en partant de l’autre côté de l’Arc : le torrent de la vallée).

Note 3 : prévoir un max de crème solaire, par beau temps, on ne trouve pas d’ombre :)

D’autres photos prises ce jour là :

Panorama du col des Evettes

Panorama depuis le col des Evettes

Pont Romain

Le pont Romain

On joue à Cache-Cache ?

On joue à Cache-Cache ?

 

 

 

 

 

 

Et la carte de la randonnée :